Comprendre la faim dans le monde
L’Indice de la faim dans le monde (Global Hunger Index, GHI) est un rapport annuel qui mesure et suit l’évolution de la faim aux niveaux mondial, régional et national. Chaque pays se voit attribuer un score, allant de faible à extrêmement alarmant, qui indique où la faim atteint les niveaux les plus graves et comment elle évolue. Le rapport est publié par Welthungerhilfe, Helvetas et l’Institut du droit international de la paix et des conflits armés (IFHV).
Des données pour combattre la faim
Le GHI indique si le monde gagne ou perd du terrain dans la lutte contre la faim, et où les besoins sont les plus importants. Il suit l’évolution de la situation, met en évidence les lacunes en matière de données et s’appuie sur des indicateurs pour mesurer les progrès réalisés en vue d’atteindre l’Objectif de développement durable 2 («Faim Zéro»). Leur fiabilité fait de ces données un outil précieux pour aider les gouvernements, les bailleurs de fonds et les organisations à intégrer la sécurité alimentaire dans leurs politiques, à soutenir la collecte de données et à limiter les coupes dans l’aide.
Indice de la faim dans le monde 2026: pas de sécurité sans sécurité alimentaire
Pendant près de deux décennies, le monde a progressé de manière constante dans la lutte contre la faim. Aujourd’hui, ces avancées marquent le pas et, dans de nombreuses régions, la tendance s’est inversée. Le GHI 2026 révèle une réalité préoccupante: le niveau de faim repart à la hausse sur fond d’intensification des conflits, de chocs climatiques, d’incertitude économique et de recul de l’aide humanitaire.
Le rapport souligne que la sécurité alimentaire ne doit plus être considérée uniquement comme un enjeu humanitaire ou de développement, mais comme un pilier essentiel de stabilité, de résilience et de paix: sans sécurité alimentaire, pas de sécurité durable!
Le monde s’éloigne de l’objectif
En 2026, le score GHI mondial s’établit à 18,1, un niveau de faim considéré comme «modéré». Ce chiffre traduit un revers après plusieurs années de progrès. Depuis 2018, la sous-alimentation, le retard de croissance infantile et l’émaciation infantile ont augmenté à l’échelle mondiale, sous l’effet croissant de crises multiples et imbriquées.
Aujourd’hui:
- 36 pays connaissent un niveau de faim grave.
- 8 pays connaissent un niveau de faim alarmant.
- Dans 32 pays, la faim s’est aggravée depuis 2018.
- 57 pays ne sont pas en voie d’atteindre un niveau de faim faible d’ici 2030.
Toutefois, les avancées restent possibles. Depuis 2018, 31 pays ont réduit leur score GHI d’au moins 10%, preuve que des investissements durables, une volonté politique et une action coordonnée peuvent faire la différence.
Comment le GHI est-il calculé?
Le score de chaque pays repose sur quatre indicateurs:
- Sous-alimentation: part de la population dont l’apport calorique est insuffisant (un tiers du score)
- Mortalité infantile: proportion d’enfants décédant avant leur cinquième anniversaire (un tiers du score)
- Retard de croissance infantile: proportion d’enfants de moins de cinq ans affichant une taille faible pour leur âge (un sixième du score)
- Émaciation infantile: proportion d’enfants de moins de cinq ans affichant un poids faible pour leur taille (un sixième du score)
Le résultat est un score compris entre 0 (absence de faim) et 100 (la pire situation possible). Un score inférieur ou égal à 9,9 indique un niveau de faim faible; un score de 10,0 à 19,9, un niveau modéré; de 20,0 à 34,9, un niveau grave; de 35,0 à 49,9, un niveau alarmant; et un score égal ou supérieur à 50,0, un niveau extrêmement alarmant.
Téléchargement
Téléchargez le rapport pour en savoir plus sur ces résultats et leur signification dans différents contextes régionaux. Vous y trouverez aussi des recommandations politiques destinées aux gouvernements, aux organisations donatrices et à d’autres acteurs.
Communiqués de presse concernant l'indice de la faim dans le monde
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Réalisé chaque année, le GHI fait l’objet d’une évaluation par des pairs. Il est copublié par Welthungerhilfe, Helvetas et l’Institut du droit international de la paix et des conflits armés (IFHV).
