© Helvetas/Y. Lankoandé

Produire du savon pour lutter contre la Covid 19

Les femmes formées par le projet LAAFIA contribuent à améliorer l'hygiène dans leurs communautés. En même temps elles arrivent à gagner un peu d'argent pour mieux subvenir aux besoins de leurs familles
PAR: Rose Congo – 15 mai 2020
© Helvetas/Y. Lankoandé

Pour lutter contre la Covid-19 le geste plus simple et important est de se laver fréquemment les mains au savon. Mais le savon n’est pas facilement disponible partout. « Je devais partir loin pour le trouver et le payer cher » dit Dapoa Lankoandé. Elle habite à Dakri, village à presque 8 kilomètres de Manni dans l’est du Burkina Faso. Dapoa est une des 36 femmes que le projet LAAFIA est en train de former dans 6 villages sur la production du savon liquide. Un renforcement de capacité devenu encore plus urgent face à la pandémie. « Maintenant, j’ai du savon pour ma famille et je peux aussi le rendre accessible aux autres ménages » se réjouit Dapoa. Elle et les autres femmes sont membres du Comité Villageois d’Assainissement (CVA) qui a pour mission de sensibiliser les habitants sur les bonnes pratiques en matière d’hygiène et de suivre la mise en œuvre des plans d’action.

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Pendant la formation dispensée en collaboration avec l’association APAG, les femmes discutent de l’importance du savon dans la promotion de l’hygiène, elles apprennent quels sont les produits à utiliser pour le fabriquer et comment les manipuler et les mélanger en toute sécurité.

Les leçons très pratiques comprennent aussi une partie de gestion et de marketing « Nous expliquons aux participantes comment présenter les avantages d’utiliser le savon, comment mieux gérer les stocks et la caisse » dit Yacouba Lankoandé, superviseurs des animateurs APAG.  A la sortie de la formation les femmes ont les connaissances nécessaires pour produire et vendre le savon dans leur communauté. « Elles vendent le savon à un prix concurrentiel, mais surtout comme elles prennent leur temps pour le fabriquer et s’assurer qu’il est de bonne qualité, elles arrivent très rapidement à gagner le marché » ajoute Lankoandé.

Le projet LAAFIA a donné un kit pour la fabrication de 50 litres du savon à chaque village, cela permet aux femmes de CVA de démarrer leur activité et d'utiliser l’argent gagné pour acheter les matériaux nécessaires pour continuer la production. « Une partie des revenues est réinvestie dans la production, avec le reste de l’argent les femmes peuvent contribuer aux besoins de la famille, par exemple acheter du sel ou des légumes » conclut Lankoandé.