Une rencontre d’information consacrée au projet Préparation, Réponse rapide et Résilience territoriale (P2R) s’est tenue le 20 octobre au Centre de conventions de Belle-Anse, en présence de responsables d'Helvetas Haïti, du maire, des autorités locales et de représentants d’organisations de la commune.
Mis en œuvre dans six communes des départements du Sud-Est et du Sud (Jacmel, Belle-Anse, Marigot, Bainet, Saint-Louis du Sud et Les Cayes) le projet est cofinancé à hauteur de 50 % par la Coopération suisse. Il vise à renforcer les capacités des communautés et des institutions locales à mieux se préparer, réduire les risques et répondre rapidement aux catastrophes.
"Ce projet est très important pour Belle-Anse, particulièrement vulnérable aux phénomènes naturels. Il permettra notamment de renforcer les capacités de la Protection civile pour mieux accompagner la population en période de catastrophe", a souligné le maire, M. Dénoil Anténor.
Monsieur le maire a également insisté sur l’importance des mesures de prévention, notamment le traitement des ravines traversant l'espace urbain et le renforcement du Centre polyvalent, utilisé comme Centre des opérations d’urgence lors des catastrophes.
Le P2R prévoit notamment des actions de sensibilisation, des infrastructures de réduction des risques de désastres et le renforcement des capacités des structures locales de gestion des risques.
Selon M. Dieuvenel Philoné, coordonnateur du projet, environ 100 000 personnes, dont de nombreux écoliers et écolières, seront touchées par les activités de sensibilisation, tandis que près de 3 000 personnes bénéficieront directement de travaux visant à réduire les risques liés aux catastrophes. Le projet prévoit également de former ou d’équiper 17 comités de gestion des risques de désastres.
Enfin, un stock d’urgence sera prépositionné à Jacmel afin de permettre une réponse rapide à environ 500 familles en cas de catastrophe dans l’ensemble du département du Sud-Est.
Cette approche répond à une réalité essentielle : lors d’une catastrophe, les premières 24 à 72 heures sont déterminantes. Renforcer les capacités locales avant qu’un événement ne survienne permet d’agir plus rapidement et de mieux protéger les populations.
