Journée mondiale de l’hygiène menstruelle: soutenons les femmes

Pour que les filles et les femmes aient accès à des produits d’hygiène et à des informations qui leur permettent de participer activement à la vie sociale et de mener une vie sans douleur.
Combien souhaitez-vous donner ?
Chaque don, quel que soit le montant, contribue à renforcer l’autonomie des filles et des femmes.

Agissons maintenant pour que les règles ne soient plus un facteur d’exclusion!

Votre don permettra à 1300 filles et femmes d’avoir accès à des produits d’hygiène menstruelle et à des informations – pour une meilleure santé et une plus grande autonomie au quotidien.

CHF 100
0.3 % de CHF 30'000

Les règles sont un phénomène tout à fait naturel – et pourtant, elles continuent d’être source de tabous, de honte et d’exclusion dans le monde entier. Dans de nombreuses régions, les filles et les femmes ne disposent ni de toilettes sûres, ni vraiment d’intimité, ni de produits d’hygiène menstruelle. À cela s’ajoute le manque de connaissances et les préjugés, qui ne font que renforcer la stigmatisation. Résultat: beaucoup n’ont d’autre choix que de recourir à des solutions peu sûres, voire de se retirer régulièrement de la vie sociale.

Les principaux obstacles qu’elles rencontrent sont:

  • pas d’accès à des produits sûrs d’hygiène menstruelle,
  • un manque de toilettes et d’installations sanitaires,
  • une connaissance insuffisante de leur corps,
  • la stigmatisation et l’exclusion sociale.

Conséquences: les filles manquent l’école, les femmes perdent des possibilités de revenus – ce qui compromet leurs perspectives.

La santé menstruelle est donc essentielle pour assurer l’égalité, l’éducation et la dignité. Un exemple du Mozambique: dans le cadre du projet Oratta, Helvetas améliore les conditions de vie dans les régions rurales. Son approche globale consiste à intégrer la santé menstruelle dans ses programmes d’eau, d’assainissement et d’hygiène.

Une bonne santé menstruelle renforce des communautés entières

Tobias Bernardo Muequia, 32 ans, tailleur

«Dans mon magasin, je couds des pantalons et des t-shirts. Il y a quatre ans, j’ai commencé à fabriquer des serviettes hygiéniques, parce que l’organisation partenaire soutenue par Helvetas recherchait des gens. Après la formation reçue, j’ai lancé la production. Mon magasin est aujourd’hui connu pour la vente de ces serviettes hygiéniques. Au début, il était difficile d’expliquer le nouveau produit, car beaucoup de femmes n’ont pas l’habitude d’en parler avec des hommes. Il a fallu du temps et de la confiance. Aujourd’hui, on m’invite souvent à venir montrer comment les serviettes fonctionnent. Je voudrais les faire connaître davantage. Je pense que cela me permet vraiment de faire une différence et de soutenir les femmes au quotidien.»

© Ricardo Franco

Martina Avelina, 30 ans, cliente

«J’achète toutes mes serviettes hygiéniques ici, au magasin de Tobias. Avec l’ancienne méthode, j’avais tout le temps des problèmes. Impossible de s’y habituer. En plus, quand j’avais mes règles, cela se voyait, parce que la capulana (= tissus polyvalents du Mozambique, pliés plusieurs fois et portés entre les jambes pendant les règles, maintenus par une ceinture qui peut irriter les hanches, tandis que le tissu frotte contre l’intérieur des cuisses) est si grande et si épaisse qu’elle marque sous les vêtements. C’était très désagréable et j’avais souvent honte. Avec ces nouvelles serviettes, je peux marcher longtemps, et même courir, sans avoir mal! Je les adore, elles sont agréables à porter.»

Angela Beato, 15 ans, écolière

«Quand j’ai mes règles, j’utilise les serviettes hygiéniques en tissu que nous fabriquons à l’école. Avant, je pensais que les règles étaient une maladie, mais j’ai appris que ce n’était pas vrai. Aujourd’hui, nous avons toujours des serviettes hygiéniques réutilisables sur nous et les changeons régulièrement. Nous les lavons au savon. En cours, j’ai pris confiance. Cela m’aide à en parler sans avoir honte, même avec mes parents. L’ancienne méthode était désagréable et moins hygiénique: le tissu était épais, s’humidifiait rapidement et irritait la peau. On le voyait à travers les vêtements; nous, les filles, nous sentions souvent mal, et on se moquait de nous. En cours, nous apprenons beaucoup sur l’hygiène et la façon de coudre nous-mêmes les serviettes hygiéniques. Coudre une serviette me prend environ une heure.»

© Ricardo Franco

Angelino Gabriele, 14 ans, élève

«Je trouve cela bien que nous cousions ces serviettes hygiéniques en tissu; j’en couds aussi pour les filles de ma classe. Quand j’ai entendu parler des menstruation pour la première fois en cours, j’étais très content d’en savoir plus. À l’école, j’ai aussi appris que les règles ne sont pas une maladie, mais – au contraire – un signe que le corps est en bonne santé. J’en parle désormais aussi avec d’autres personnes. Une fois, j’ai vu que des garçons se moquaient d’une fille parce qu’elle avait ses règles. Je suis intervenu. Les têtus parmi eux m’ont ignoré, mais les plus raisonnables ont fini par arrêter d’embêter la fille.»

© Ricardo Franco

Muanadahate Andorabe, 49 ans, enseignante

«Enseignante, je suis très impliquée dans les cours d’éducation sexuelle. Nous dialoguons beaucoup, en classe et à l’extérieur, pour en finir avec la honte. Les menstruations sont toujours un sujet tabou, mais les mentalités évoluent peu à peu. Quand j’étais jeune, elles étaient considérées comme une maladie, il y avait beaucoup de préjugés. Au décès de mon père, on m’a même dit que c’était de ma faute, parce que j’avais mes règles à ce moment-là. Cela m’a beaucoup pesé. Aujourd’hui, les élèves viennent me voir pour me demander des serviettes hygiéniques quand elles n’en ont pas. Et garçons avertissent les filles quand elles ont leurs règles de manière inattendue – avec bienveillance et sans moqueries. Je sais alors que le message est passé.»

© Ricardo Franco

L’impact de votre don

Grâce à votre soutien, Helvetas assure l’accès à des produits d’hygiène menstruelle, à des installations sanitaires et à des cours d’éducation sexuelle – de quoi contribuer à améliorer la santé et l’autodétermination des filles et des femmes. Des couturier·ères locaux·ales sont formé·es à la fabrication de serviettes hygiéniques réutilisables et à la transmission de leur savoir-faire, ce qui génère des revenus et offre des perspectives à long terme.

Par exemple 100 francs pour des produits d’hygiène sûrs et indolores destinés aux filles

Par exemple 300 francs pour des cours d’éducation sexuelle en classe

Par exemple 500 francs pour la construction d’installations sanitaires séparées pour les filles et les garçons

Pourquoi faire un don à Helvetas?

90,5 %

des dons qui nous sont confiés sont directement affectés aux projets. 9,5% des contributions sont utilisées pour le siège (3,6%) et la recherche de fonds en Suisse (5,9%).

Certification ZEWO

Helvetas est certifiée Zewo depuis 1957. Le label Zewo distingue les organisations d’entraide qui utilisent leurs dons efficacement, conformément à leur but et à leurs ressources financières.

Engagement depuis 1955

Helvetas a été fondée en 1955 en Suisse et possède donc 70 ans d’expérience dans la coopération au développement – menée de manière durable et efficace.

En plus de soutenir des filles et des femmes dans le nord du Mozambique, votre don offre à des personnes touchées par la pauvreté dans d’autres pays partenaires d’Helvetas une chance concrète de mener une vie saine et autonome. Un grand merci pour votre soutien!