Haïti

Préserver et valoriser la biodiversité en impliquant la communauté locale

Le programme Préservation et Valorisation de la Biodiversité (PVB) est une réponse de l’État haïtien, appuyé par la Coopération Suisse (DDC et HELVETAS Swiss Intercooperation), pour combattre la déforestation et la dégradation du paysage à l’Unité 2 Forêt des Pins par un usage durable des ressources forestières, une planification et un contrôle participatifs du parc naturel et la promotion d’alternatives économiques pour la population la plus pauvre.

 

  • Nom du projet
    PVB: Préservation Valorisation Biodiversité
  • Phase de projet
    2003 jusqu’à 2018
  • Financement
    Ce projet est principalement financé par la DDC
  • Secteur thématique
    Environnement et changement climatique

Avec ses 14 000 ha, l’Unité 2 du Parc National Naturel de la Forêt des Pins (PNN-FP2) est la plus grande forêt tropicale humide d’Haïti. L’espèce dominante, le Pinus occidentalis, est une espèce de conifère endémique à l’île d’Hispaniola et à l’Est de Cuba. La population de la zone était estimée à plus de 50 000 personnes en 2013. Isolée et très mal desservie par les services de base, celle-ci tire l’essentiel de ses revenus de l’agriculture, dont le maraîchage et l’élevage.  Depuis la deuxième moitié du 20ème siècle, la superficie des espaces forestiers ne cesse de diminuer. De 1941 à 1980, les techniques d’exploitation et d’extraction des scieries installées dans la zone ont fortement abîmé la forêt. Après la fermeture de ces scieries, les anciens employés ont ouvert progressivement l’espace afin de cultiver les terres, au détriment de la forêt. Depuis 1990, l’exploitation des ressources naturelles est surtout stimulée par la demande urbaine en planches et en bois gras, utilisé pour l’allumage des feux de charbon.

Lancé en 2003, le Programme Préservation et Valorisation de la Biodiversité (PVB) en haute altitude a précisément testé la faisabilité d’une approche de gestion articulant la protection de la biodiversité et l’amélioration des conditions de vie des populations locales. Entre 2003 et 2018, le programme a testé la faisabilité d’une approche de gestion articulant la protection de la biodiversité et l’amélioration des conditions de vie des populations locales. Cette approche a abouti à un modèle de gouvernance locale partagée.

Ce programme s’est déroulé en quatre phases 

La première phase (01.09.2003 – 30.06.2005) était une phase d’identification pour la mise en œuvre du programme.

La deuxième phase du programme (01.07.2005 – 31.12.2009) a marqué l'entrée en matière effective dans la stratégie de recherche-action. Elle a permis de compléter la connaissance de la problématique agroéconomique, socio-économique, d’organisation et d’utilisation de l’espace ainsi que de tester de nombreuses actions et approches d’intervention, servant ainsi de laboratoire pour les interventions du programme.

La troisième phase (01.01.2010 – 31.03.2013) s’est appuyée sur les actions innovantes et structurantes testées dans la deuxième phase afin d’intensifier et de consolider des activités économiques durables compatibles avec une gestion locale des écosystèmes.

La quatrième phase (01.04.2013 – 31.12.2018) s’inscrit dans une optique d’intensification de l’institutionnalisation des acquis des phases précédentes et de désengagement.