Dribbler fair avec les ballons du commerce équitable d’Helvetas
Sur le marché, on trouve des ballons à un prix extrêmement bon marché. « Ballon à 11.99 francs », lit-on sur le site web d’une enseigne de la grande distribution. On peut légitimement se demander combien de centimes arriveront dans la poche des artisans qui cousent ces ballons.
La réponse est simple. Brazia, 20 ans, couturière à Sialkot, ville industrielle du nord du Pakistan connue pour sa production de ballons de foot, nous explique : « Pour un ballon normal, nous sommes payés 30 roupies (soit 40 centimes) », ce qui représente un salaire horaire de 15 roupies (20 centimes) ». Trop peu pour vivre, même à Sialkot. De temps en temps, Brazia a la chance de coudre des ballons équitables : « Dans ce cas, je gagne 47 roupies par ballon. Un prix correct », ajoute-t-elle. « Si seulement vous pouviez vendre plus de ballons équitables…».
Ce n’est pas avec un prix de 12 francs qu’il sera possible d’offrir des salaires décents aux travailleurs et d’améliorer leurs conditions de vie. Voilà la raison pour laquelle les ballons certifiés Max Havelaar et vendus par Helvetas coûtent entre 25 et 88 francs. Plus de ballons bon marché, mais des ballons avantageux pour les couturières et pour l’environnement. La vessie intérieure est en effet produite avec du caoutchouc certifié FSC, organisme mondial protégeant les forêts à travers le monde, encourageant une gestion durable des forêts et l’amélioration du bien-être social et économique des travailleurs forestiers et des communautés locales.